Actualités COVID-19

L'Assurance Maladie pointe l'impact du Covid-19 dans les dépenses de 2020

Depuis le 20 juin dernier, l'Assurance Maladie a mis en libre accès toutes ses données relatives à la prise en charge des pathologies en France, sur la plateforme Data pathologies : 

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Les données recensées sont celles de l'année 2020 et sont basées sur 66,3 millions de personnes représentant un montant global de dépenses de 168 milliards d’euros. Des dépenses de plus en plus élevées depuis 2015 : "la dépense totale de la consommation de soins remboursés de l’ensemble des régimes a augmenté de 15,7 milliards d’euros (soit + 10,3 % en cinq ans, +2 % par an en moyenne)."

L'impact du Covid-19 en 2020 sur le système de santé

En raison des confinements, la crise sanitaire a eu un effet de décélération sur les dépenses qui ont progressé moins vite 2020 que les années précédentes (+ 0,7 %). Des résultats qui confirment les constats sur le non-recours et les retards de soins. 

Un recul observé dans les hospitalisations ponctuelles

"- 1,2 million de patients, en baisse de 12 % entre 2019 et 2020, du fait principalement des reports des chirurgies programmées. L’épidémie de Covid-19 a également conduit à des reports ou des retards de dépistages et d’actes techniques comme le traitement de la cataracte, déjà mis au jour dans les études Epi-Phare notamment."

Et dans les maladies cardioneurovasculaires ou les cancers

"Celui-ci résulte de retards de dépistage, de diagnostic, voire d’instauration de traitement, impliquant vraisemblablement des prises en charge plus tardives, et donc potentiellement plus lourdes."

Une forte concentration des dépenses liées aux maladies chroniques

"Les pathologies et traitements chroniques représentent les deux tiers (62 %) des dépenses (soit 104 milliards d’euros) pour un tiers des assurés (36 %), soit 24 millions de personnes. Celles-ci représentent un coût moyen par patient de 4 300 euros en 2020."

Des coûts liés à la santé mentale

"S’agissant de la santé mentale, elle représente à elle seule 23,3 milliards d’euros, soit près de 14 % des dépenses totales si l’on regroupe les « maladies psychiatriques » et l’ensemble des « traitements chroniques par psychotropes ». Le coût moyen est de 2 800 euros par personne."

Il est à noté également  que " le nombre de nouveaux patients (+ 127 330 personnes et + 9 %) qui ont commencé à prendre des psychotropes en 2020 augmente, objectivant ainsi l’impact de la crise sanitaire sur la santé mentale en France."

Source : 

Assurance Maladie


Covid-19 | Les nouveaux avis de la HAS

Le 21 février dernier, la HAS a publié trois avis concernant la stratégie de lutte contre la Covid-19. Ceux-ci concernent le vaccin Janssen, les tests salivaires et l'accès précoce pour le le Ronapreve® en traitement curatif. 

Lire l'avis de la HAS

Report du vaccin Janssen 

Les résultats de l'enquête EPI-PHARE, publiés le 18 janvier 2022 "suggèrent une légère augmentation du risque d’infarctus du myocarde dans les deux semaines suivant la vaccination par le vaccin Janssen" chez les adultes de moins de 75 ans. La HAS est en attente des conclusions qui devront être rendues par l'Agence Européenne du Médicament à ce sujet. Entre temps, la HAS "recommande de reporter la vaccination avec le vaccin Janssen, à l’exception des personnes à risque de forme sévère de la maladie qui présentent une contre-indication à l’administration d’un vaccin à ARNm. Pour ces personnes, le vaccin Janssen peut continuer à leur être proposé dans le cadre d’une décision médicale partagée, après leur avoir apporté une information claire sur les bénéfices et les risques potentiels."

Toutefois, la HAS stipule que " plus de 38 millions de doses du vaccin Janssen ont été administrées, sont rassurantes et aucun signal en lien avec le risque d’infarctus du myocarde n'a été identifié au niveau européen ou au niveau des États-Unis."

En défaveur d'un remboursement des tests salivaires 

Les études réalisées concernant l'efficacité des tests salivaires antigéniques se montrent peu concluantes : "la sensibilité retrouvée dans les études retenues est inférieure aux exigences de 50% chez les personnes asymptomatiques et 80% chez les personnes symptomatiques fixées par la HAS pour les tests rapides. "

En ce sens, la HAS ne recommande pas "l’utilisation des tests antigéniques rapides (TDR/TROD/autotest) de détection du SARS-CoV-2 sur prélèvement salivaire et maintient donc son avis défavorable à l’inscription de ces tests sur la liste des actes et prestations pris en charge".

Le Ronapreve® autorisé en accès précoce en traitement curatif

Le Ronapreve® est autorisé par la HAS en accès précoce "dans le traitement curatif de la Covid-19 chez les patients âgés de 12 ans et plus à risque élevé de forme grave et ne nécessitant pas d’oxygénothérapie sous réserve de la sensibilité de la souche de SARS-CoV-2 vis-à-vis de Ronapreve®."

Il est à noter que ce traitement doit être utilisé : 

  •  En cas d'impossibilité de prescrire un des autres médicaments actuellement recommandés "(Xevudy®, Evusheld®, Paxlovid®), et uniquement après un criblage démontrant que le patient est infecté par une souche SARS-CoV-2 sensible au Ronapreve®, autre que le variant Omicron. "
  • "Le plus rapidement possible dans les jours suivants les résultats du test positif sous réserve de la sensibilité du virus au Ronapreve®."

 


COVID | Vaccination : de nouveaux prescripteurs !

Suite à l'arrêté du 26 janvier, de nouvelles personnes sont autorisées à prescrire et administrer les vaccins pédiatriques contre la Covid19 aux enfants âgés de 5 à 11 ans. Les modalités et personnes concernées sont décrites dans le DGS-Urgent du 28 janvier. 

Lire le DGS-Urgent

En ville 

Les professionnels de santé suivants sont autorisés à prescrire et administrer les vaccins contre la Covid19 aux enfants de 5-11 ans :

  • Sages-femmes ;
  • Infirmiers ;
  • Pharmaciens d’officine formés à la vaccination dans le cadre de la formation de droit commun.

"Les chirurgiens-dentistes sont par ailleurs autorisés à administrer les vaccins pédiatriques aux enfants de 5 à 11 ans dès lors que celui-ci leur a été prescrit au préalable par un médecin."

Toutefois, seul le médecin est autorisé à prescrire et administrer aux enfants présentant les facteurs de risque suivants : trouble de l'hémostase, antécédents de syndrome inflammatoire multisystémique pédiatrique (PIMS) à la suite d’une infection au SAR-COV-2n ou antécédents de réaction anaphylactique à un des composants de ces vaccins ou ayant présenté une réaction anaphylactique lors de la première injection.

En centre de vaccination 

"Peuvent ainsi injecter les vaccins pédiatriques aux enfants de 5 à 11 ans, à condition que ces derniers ne présentent pas un trouble de l'hémostase ou des antécédents de syndrome inflammatoire multisystémique pédiatrique (PIMS) à la suite d’une infection au SARSCOV-2 ou des antécédents de réaction anaphylactique :

  • Les étudiants de 3ème cycle en médecine et pharmacie ;
  • Les étudiants de deuxième cycle des formations en médecine, en pharmacie et en maïeutique et étudiants en soins infirmiers ayant validé leur première année de formation s’ils ont suivi les enseignements théoriques et pratiques relatifs à la vaccination dans le cadre de leur cursus et uniquement en présence d'un médecin, d'un infirmier ou d'un pharmacien formé à l'administration des vaccins ou ayant suivi une formation spécifique à la vaccination contre la COVID-19 ;
  • Les sapeurs-pompiers et détenteurs d’une formation PSE2, sous la responsabilité d'un médecin pouvant intervenir à tout moment et à condition qu'ils aient suivi une formation spécifique à la réalisation de cet acte, dispensée et attestée par un professionnel de santé formé à l'administration des vaccins."

COVID19 - Xevudy® en traitement curatif

La HAS a donné son accord pour l'accès précoce au traitement curatif Xevudy® pour les populations à hauts risques. Celui-ci ne vient pas remplacer la vaccination ou la mise en place des gestes barrières. 

Pour rester informé(e) des actualités COVID19, nous vous invitons à consulter notre dossier COVID mis à jour régulièrement dans notre boîte à outils : 

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Qu'est ce que le traitement curatif Xevudy® (sotrovimab) ? 

"Cet anticorps monoclonal est indiqué pour les adultes et adolescents âgés de 12 ans et plus (et pesant plus de 40 kg) infectés par le SARS-CoV-2 qui ne nécessitent pas une supplémentation en oxygène et qui présentent un risque de faire une forme sévère de la maladie."

Voie d'administration

Il doit être administré par "voie intraveineuse dans un établissement de santé dans lequel les patients peuvent être surveillés durant l’administration et pendant au moins 1 heure après l'administration. Il est recommandé de l’administrer dans les 5 jours suivant l'apparition des symptômes de la Covid-19."

Efficacité

"Les données disponibles pour évaluer l’efficacité de cet anticorps monoclonal ont démontré une réduction du risque de progression vers une forme sévère de la Covid-19 (hospitalisation de plus de 24 heures ou décès) d’environ 80 % (étude COMET-ICE) après administration du traitement. De plus, le mécanisme d’action du sotrovimab laisse espérer une efficacité maintenue sur les différents variants, y compris omicron."

D'autres traitements déjà autorisés 

Deux traitements avaient déjà été autorisés par la HAS : le Ronapreve® et Evusheld®.

Retrouvez plus d'informations à ce sujet dans le DGS-Urgent du 04/01/022 sur la "Mise à jour des informations relatives à l’utilisation des anticorps monoclonaux et des autres traitements en lien avec l’évolution de l’épidémie de COVID-19 liée au SARS-CoV-2 : impact de la diffusion du variant Omicron".

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Source : HAS 


Haute-Garonne (31) | Campagne pour promouvoir la vaccination

Le Conseil Territorial de Santé de la Haute-Garonne, présidée par Mme Elvire De Almeida Loubière, mène campagne pour promouvoir la vaccination en période pandémique contre la GRIPPE saisonnière et le COVID19. 

Leur communiqué détaille le message que souhaite porter, avec l’ARS, cette instance de la démocratie sanitaire qui rassemble les représentants des acteurs de la santé du département. 
 

Télécharger le communiqué


COVID19 | Isolement - Quelles mesures pour les professionnels de santé ?

Le ministère a partagé dans un message d'alerte rapide sanitaires sur les nouvelles mesures d’isolement des professionnels exerçant en milieu de soins lorsqu'ils sont positifs au COVID. Ces mesures interviennent pour anticiper le risque de déstabilisation de la vie sociale et économique. 

Lire le MARS

Des mesures temporaires

Ces nouvelles modalités n'ont pas lieu à perdurer "et prendront fin dès la constatation d’une réduction significative de la saturation du système de soins ou la levée des plans blancs/bleus dans les ES/ESMS." Celles-ci prévalent également pour les professionnels des ES et ESMS (services d’aide à domicile compris) et les professionnels du système de santé en ville.

     1. Pas d'éviction pour les personnes qui sont cas contacts avec un schéma vaccinal complet.

"Elles doivent réaliser un test RT-PCR ou antigénique immédiat, et si le résultat est négatif, elles doivent rester en activité en respectant les mesures barrières et en s’isolant des autres membres de leur équipe lors des pauses et des repas collectifs. Elles doivent également réaliser des autotests itératifs à J2 et J4 du dernier contact avec le cas ;"

      2. Dérogation possible pour les cas positifs asymptomatiques ou pauci-symptomatiques.

A condition qu'ils ne présentent pas "de signes respiratoires d’excrétion virale comme la toux et les éternuements, et disposant d’un schéma vaccinal complet, une dérogation à l’éviction est possible (uniquement dans le cadre de l’exercice professionnel). Ces professionnels devront scrupuleusement respecter les gestes et mesures barrières, ne sont pas autorisés à participer aux moments collectifs ne permettant pas le port du masque en continu et doivent limiter au maximum leurs contacts avec les autres professionnels. Dans la mesure du possible, ces personnels devront être prioritairement affectés à des activités ne nécessitant pas le contact avec des patients à risque de forme grave de Covid-19 ou en situation d’échec vaccinal, cf. MARS n°2021_53."

    3.  Pas de dérogation possible pour les cas positifs et symptomatiques.

"Pour les personnes ayant un schéma vaccinal complet, la durée de l’isolement est de 7 jours pleins après la date du début des signes ou la date de prélèvement du test positif. L’isolement est levé à J5 avec la réalisation d’un test antigénique ou RT-PCR négatif. Si le test réalisé à J5 est positif ou en l’absence de réalisation de ce test, l’isolement reste de 7 jours au total (pas de nouveau test à réaliser à J7)."


COVID-19 | Déclenchement du plan blanc en Occitanie !

Face à la situation sanitaire actuelle, l'ARS a annoncé dans son communiqué de presse du 8 décembre, le lancement du plan blanc dans les établissements de santé en Occitanie.

Comme le montre le dernier bulletin d'information de l'ARS, les indicateurs épidémiques et le taux d'incidence sont extrêmement élevés en Occitanie.

COVID Occitanie

Les établissements de santé de la région sont confrontés depuis plusieurs semaines à un nombre croissant d'admissions liées au COVID et se retrouvent débordés par la situation : le taux d'occupation dans les services de réanimation est estimé à 92%.

La mise en place du plan blanc doit aider à mettre en place une meilleure organisation pour faire face à cette nouvelle vague : mieux se préparer pour accueillir les malades, augmentation du nombre de lits en réanimation et déprogrammation de certaines opérations moins prioritaires. 

Un appel est lancé à tous les professionnels de santé volontaires pour venir en aide aux équipes soignantes de l'hôpital :Cliquez-ici

Lire le communiqué de presse 


COVID-19 | Que sait-on du nouveau variant Omicron ?

Détecté le 23 novembre, un nouveau variant inquiétant appelé  "Omicron" est apparu en Afrique du Sud où la situation sanitaire s'est dégradée. Les vols en provenance des pays concernés par ce virus (Afrique Australe) ont été suspendus depuis le 26 novembre pour limiter sa propagation. Le 28 novembre, 8 cas possibles du variant Omicron ont été repérés en France. 

Un variant qui présente de nombreuses mutations

Dans le DGS-Urgent du 27 novembre, il est stipulé que "Ce variant dispose d’un nombre très élevé de mutations, de délétions et d’insertions dans la protéine Spike (S), ce qui invite à la plus grande vigilance dans l’attente d’une caractérisation de la pathogénicité, d’un potentiel échappement immunitaire et d’une transmissibilité accrue de ce variant. Il présente également des mutations dans la protéine N."

Dedans, le gouvernement indique également les nouvelles consignes à suivre pour le dépistage qui sont les mêmes pour les personnes vaccinées et non-vaccinées, afin de suivre la circulation de ce variant sur le territoire national. Ce variant peut être suspecté quand les trois mutations présentes dans la stratégie de criblage actuel ne sont pas retrouvées. A la suite duquel, un séquençage complet du génome viral est nécessaire pour identifier le variant.

Par ailleurs, Le renforcement des frontières pour les personnes en provenance de la Mayotte et de la Réunion est en place depuis le 28 novembre. 

Lire le DGS-Urgent

L'importance du variant Delta 

"Aujourd'hui la question qui se pose pour nous c'est d'abord de freiner cette cinquième vague liée au variant Delta, parce que c'est elle qui menace dans l'immédiat les services hospitaliers"

Lors de son passage sur France Inter et lors de la conférence de presse du conseil scientifique, Arnaud Fontanet, épidémiologiste à l'Institut Pasteur, insiste sur le fait que le variant Delta doit rester notre plus grande préoccupation pour le moment. 

Extrait de l'interview

Retour sur la conférence de presse du conseil scientifique 

Quelle stratégie adopter ?

Lors d'une conférence de presse, le lundi 29 novembre dernier, le conseil scientifique rapporte qu'il faut donner la même réponse au variant Omicron que celle qu'on apporte au variant Delta. Le conseil rappelle la nécessité de renforcer les gestes barrières, de continuer la campagne vaccinale et en priorité chez les personnes les plus à risques pour limiter le propagation du variant Delta et Omicron.

Pour le moment, les connaissances ne sont pas suffisantes pour connaître la résistance au vaccin qui pourrait potentiellement être affectée par les différentes mutations ou sur la transmissibilité et la virulence de ce variant. Le conseil scientifique se veut rassurant sur la vaccination et préconise la troisième dose pour tous afin de faire face à cette épidémie. 

Source

Pour aller plus loin :

- Santé publique France : point sur le variant Omicron 

 


Covid-19 | Rappel pour tous les adultes dès 5 mois après la primo-vaccination

Le gouvernement a annoncé ce jeudi 25 novembre la possibilité de faire une troisième dose de vaccin pour tous les adultes dès 5 mois après la primo-vaccination en corrélation avec les recommandations de la HAS sorties ce jour même.

Annonces gouvernementales 

  • Il est à noter que sans rappel, le "pass sanitaire" ne sera plus valide 7 mois après la deuxième dose et ce à partir du 15 janvier. 
  • Réduction de la durée des tests RT-PCR et antigéniques qui servent à l'obtention du "pass sanitaire" à 24 heures au lieu de 72 heures. 
  • Obligation du port du masque partout en intérieur.
  • Plus de fermeture automatique des classes à l'école primaire en cas de contamination d'un élève.

Recommandations de la HAS 

La HAS est revenue sur ses recommandations précédentes qui préconisaient un délai de 6 mois à un délai de 5 mois pour le rappel après la primo-vaccination.

Ces recommandations interviennent en prenant en considération les données suivantes : 

  • Le contexte épidémique qui est de plus en plus préoccupant; 

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Source : ARS Occitanie 

  • Les résultats préliminaires du modèle populationnel conduit par l’institut Pasteur. Plusieurs scénarios ont été étudiés et estiment que ce rappel ouvert à tous les adultes permettraient de réduire le pic d'hospitalisation de 40% et que si il y a " la même efficacité après 5 ou 6 mois, pour 400,000 doses distribuées par jour aux 18+, la réduction de la taille du pic est de 50% et 39% respectivement pour un délai de 5 et 6 mois."
  • Les données issues d’études en vie réelle menées en Israël;
  • " Les principes généraux en vaccinologie selon lesquels une modification à la marge du schéma vaccinal (de l’ordre de quelques semaines), ne remet pas en cause l’efficacité ni la tolérance des vaccins administrés." 

Source : HAS

 


HAS | Rappel contre la Covid-19 avec le vaccin à ARNm COMIRNATY®

Autorisé depuis le 4 octobre 2021 sur le marché européen, le vaccin Comirnaty® peut désormais être administré en tant que troisième dose/dose de rappel "injectée par voie intramusculaire au moins 6 mois après la seconde dose, chez les personnes âgées de 18 ans et plus."

Rappel contre la Covid-19

Les facteurs pris en compte 

La HAS a établit cette recommandation en tenant compte des facteurs suivants : 

  1. La place d’un rappel dans la stratégie de vaccination contre le SARS-CoV-2 : amélioration des indicateurs épidémiologiques en France, baisse de l'efficacité vaccinale, infections nosocomiales, données israéliennes, etc.
  2. La demande des laboratoires Pfizer/BioNTech : autorisation de l'EMA, baisse d'efficacité du vaccin sur les formes symptomatiques, les données d’immunobridging, de tolérance et de pharmacovigilance et les analyses de l'ACIP (Advisory Committee on Immunization Practices).

Les recommandations de la HAS 

  • Dose de rappel pour les 65 ans et plus et les personnes présentant des comorbidités;
  • Etendre l’administration d’une dose de rappel aux professionnels du secteur de la santé et du secteur médico-social, en contact avec les patients et chez les professionnels du transport sanitaire (quel que soit leur mode d’exercice, y compris bénévole, et quel que soit leur âge). qui sont considérés comme plus exposés, afin de les protéger eux et leurs patients. 
  • Dose de rappel pour "l’entourage des immunodéprimés (stratégie de cocooning) uniquement chez les adultes âgés de plus de 18 ans (conformément à la modification du RCP du vaccin Comirnaty)."

La HAS recommande de faire "une dose de rappel au moins 6 mois après la dernière dose de la primovaccination, qui est à distinguer de l’administration d’une dose supplémentaire administrée plus précocement, notamment dans des populations immunodéprimées et déjà préalablement recommandée par la HAS. "

Les données actuelles concernant le rappel chez les jeunes adultes sont rassurantes concernant la survenue de myocardite, de péricardite et de myo-péricardite. Il n'y a donc pas de recommandations pour le moment sur un rappel pour la population générale. Il pourrait éventuellement s'avérer nécessaire plus tard en fonction des données et des études recueillies sur les différentes stratégies à adopter. 

Le vaccin Comirnaty est pour le moment le seul à être recommandé, car il est le seul indiqué pour cette utilisation par l'Association Médicale Mondiale. 

Grippe saisonnière 

La HAS rappelle l'importance de la vaccination contre la grippe saisonnière et la covid-19 afin "de maintenir un niveau élevé de protection pendant la période hivernale des populations vulnérables (personnes de 65 ans et plus, et personnes présentant des comorbidités) et des professionnels du secteur de la santé et du secteur médico-social, surexposés et en contact régulier des plus vulnérables."

Augmenter la primovaccination 

La HAS affirme qu'il faut continuer à respecter les gestes barrières et de continuer à augmenter la primovaccination de la population "en particulier dans la classe d’âge des plus de 80 ans chez qui la couverture vaccinale complète est encore insuffisante (83,5% au 26/09/2021) malgré leur grande vulnérabilité face à la maladie. "

Il est toutefois mentionné que "Cet avis sera revu en fonction de l’évolution des connaissances, notamment au regard des données d’efficacité et de sécurité en conditions réelles d’utilisation sur un plus long terme (données israéliennes notamment), des résultats complets des essais de phase 3 chez l’adulte, ainsi que des données épidémiologiques et de pharmacovigilance."

Téléchargez la recommandation

Source : Article de la HAS

Pour aller plus loin :

Retrouvez le replay de notre webinaire sur la thématique  "Dette immunitaire post-COVID et vaccinations hivernales : On fait le point !" 

Regarder le webinaire


Synthèse Forms Vaccination COVID du 19/04/2021

Toutes les dernières informations concernant la vaccination COVID sont régulièrement actualisées dans notre dossier synthèse vaccination. 

A télécharger ici


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